Consommation excessive d’alcool chez les jeunes de 16-25ans

C’est un sujet  de société très grave qu’il faut en parler ouvertement ,ils existent des professionnels(médecin, alcoolique anonyme (AA), psychologue, psychiatre , hypnothérapeute, sophrologue etc..) pour vous venir en aide ,parlez-en
La consommation excessive ou régulière d’alcool représente un risque réel pour la santé, et particulièrement chez les jeunes de 16-25 ans. En plus d’un impact à long terme, l’alcool peut engendrer des comportements dangereux.
La consommation débute le plus souvent à l’adolescence, période durant laquelle la bière et les prémix (boissons alcoolisées, sucrées et aromatisées) sont les boissons les plus populaires. L’âge moyen de la première ivresse est de 15,2 ans. En 2017, 85,7 % des adolescents âgés de 17 ans déclaraient avoir déjà bu de l’alcool au cours de leur vie, et près d’un sur 10 (8,4 %) buvait régulièrement (au moins 10 fois dans le mois). Des ivresses régulières (au moins dix épisodes au cours des 12 derniers mois) étaient rapportées par 19 % des jeunes de 18 à 24 ans contre moins de 1 % des plus de 55 ans.

Binge drinking

Chez les jeunes, la tendance est au binge drinking, pour atteindre l’ivresse le plus rapidement possible. Cette pratique consiste à boire au moins six verres d’alcool en moins de deux heures pour une fille, ou au moins sept verres dans le même temps pour un garçon, de façon à atteindre une alcoolémie d’au moins 0.8g/l. Dans les faits, les consommations sont généralement beaucoup plus importantes.
La moitié des jeunes de 17 ans ont été concernés par cette pratique au cours des trente derniers jours et ce phénomène ne cesse de prendre de l’ampleur, notamment chez les filles.
 Les femmes dissimulent plus volontiers et de façon plus habile leur consommation excessive d’alcool, 1,5 à 2millions de personnes sont dépendante à l’alcool en France et les femmes comptent pour un tiers à un quart environ
Lorsqu’il est répété, ce mode de consommation a des conséquences néfastes sur la santé : diminution des capacités d’apprentissage et de mémorisation à long terme, impulsivité accrue, impact sur l’apprentissage et le traitement des émotions, l’anxiété et l’humeur, hypertension, dommages hépatiques, et augmentation des risques de dépendance par la suite.
Le binge drinkers entre 18 et 25ans augmente très significativement le risque d’alcoolodépendance. La vitesse de consommation semble particulièrement impliquée dans les effets néfastes de cette pratique. Une autre étude, menée sur le modèle préclinique du rat, montre que la mémoire est toujours altérée 48 heures après deux épisodes de binge drinking . Toute consommation supérieure à deux verres d’alcool par jour, pour les hommes comme pour les femmes, doit être considérée à risque, même en l’absence de symptômes de dépendance.
Quand la dépendance s’installe, les conséquences néfastes sont nombreuses et touchent toutes les sphères de la vie du buveur. L’état de santé se dégrade tant sur le plan physique que psychologique. Les relations avec les proches sont perturbées et la vie professionnelle peut également être touchée.
Le déni
L’un des facteurs les plus frustrants dans le traitement de l’alcoolisme est qu’il s’accompagne presque toujours d’un phénomène connu sous le nom de déni – un refus d’admettre la vérité ou la réalité de la condition. Avec le déni, une personne atteinte d’u trouble lié à la consommation d’alcool a une perception altérée de son état.

Le déni est un symptôme courant des troubles liés à la consommation d’alcool et peut empêcher la personne de se faire soigner. Les amis et les membres de la famille peuvent également être impliqués dans le déni. L’alcoolique dissimule et nie sa consommation d’alcool parce qu’il a le sentiment qu’il y a quelque chose de différent ou de “faux” à ce sujet. Quelque part à l’intérieur, il se rend compte que sa consommation d’alcool signifie plus pour lui qu’il n’est prêt à l’admettre. Les troubles liés à la consommation d’alcool endommagent le cerveau, entraînant une aggravation du déni et compromettant la compréhension de la maladie. Au fur et à mesure que la maladie progresse et que sa consommation d’alcool commence à causer de réels problèmes dans sa vie, le déni augmente également. Les beuveries peuvent créer des problèmes au travail, des pertes de relations ou même des arrestations pour conduite avec facultés affaiblies, mais l’alcoolique nie que ces problèmes aient quoi que ce soit à voir avec la consommation d’alcool.

La famille et les amis protègent souvent leur proche en le couvrant, en faisant le travail qu’il ne fait pas, en payant les factures qu’il ne paie pas, en le sauvant de ses démêlés avec la loi et en assumant généralement les responsabilités qu’il ont abandonné. En faisant ces choses, la famille et les amis protègent l’alcoolique des conséquences de ses actes. L’alcoolique ne ressent jamais la douleur causée par sa consommation d’alcool. C’est comme s’ils mettaient des oreillers sous lui et il n’est jamais blessé par sa chute

Le déni secondaire

Le rôle que ces facilitateurs jouent pour « aider » l’alcoolique peut être tout aussi obsessionnel et nocif que la consommation d’alcool de l’alcoolique, qui est souvent un sujet de déni pour les proches de l’alcoolique. Avec ces dispositifs habilitants en place, un alcoolique est libre de poursuivre la progression de sa maladie, avec son déni intact, jusqu’à ce qu’il touche le fond  , moment auquel même le buveur le plus dévoué doit finalement admettre qu’il y a un problème. Mais il n’y a aucun moyen pour lui de toucher le fond quand il est toujours recouvert d’oreillers.

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